mercredi 7 février 2007

Dominique Paillé, le franc-tireur de l’UMP

Le député de la 4ème circonscription, Dominique Paillé, s’est démarqué par son vote contre la fusion Suez-GDF. En session ordinaire, il avancera ses arguments, notamment sur le financement de la Sécurité sociale.


Bressuire. Le parlementaire de Bressuire-Thouars a fait entendre sa voix discordante sur la fusion Suez-GDF : « les pressions étaient fortes. Thierry Breton a même fait mon siège pour me dire que je me trompais. Mais je suis content d’avoir été suivi. J’avais toujours dit qu’il y aurait entre 50 et 60 parlementaires de l’UMP qui me suivraient. Il y en a eu 40, ce n’est pas mal. Je persiste à dire que, quoi qu’on fasse, le gaz va augmenter car il faudra bien verser des dividendes aux actionnaires. Et puis, nous ne serons pas à l’abri d’une OPA hostile. L’avenir risque de me donner raison ». Dans les semaines qui viennent, le Parlement va se pencher sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale : « il y a un point sur lequel je ne serai pas d’accord. On prévoit une augmentation des dépenses de 3,5% pour les hôpitaux mais de 0,8% seulement pour la médecine libérale et les médicaments. C’est nettement insuffisant. +1,2% serait le reflet de la réalité ».


Dominique Paillé va aussi enfourcher un autre cheval de bataille : « je vais me battre pour que les recettes de 11M€ sur les ventes de tabac aillent à la sécurité sociale. Actuellement, il n’y a que 20% qui vont à la sécu. Or, le tabac est nocif et il faut que l’Etat en consacre le produit à réparer les effets nocifs. Il faudrait un transfert total sur trois ans ».

Plus globalement, le parlementaire deux-sévrien voudrait une réforme du financement de la sécurité sociale « qui ne soit pas seulement basée sur les salaires ». Dans le budget, le député entend veiller à ce que « les moyens de la décentralisation soient effectifs ». Enfin, Dominique Paillé voudrait une loi sur la protection de l’enfance « un peu plus cohérente tant il est vrai qu’actuellement, il y a des chevauchements de compétences ».


Dominique Paillé n’arrête pas de vouloir montrer sa différence : « je ne suis pas le toutou à sa mémère. J’ai des convictions et je les assume. Je ne suis pas de ceux qui se mettent en file dans le peloton et qui espèrent une prime à l’arrivée. Oui, je suis un empêcheur de tourner en rond. Mais si ma position desservait Nicolas Sarkozy, il y a un moment que je ne serais plus là où je me trouve ».

Car le député bressuiro-thouarsais fait partie du groupe des douze qui construisent le projet législatif du président de l’UMP. Il organise aussi des débats et rencontres pour préparer le terrain du futur candidat. Et il donne son avis sur le comportement de Nicolas Sarkozy : « je n’ai pas arrêté de lui conseiller de quitter le gouvernement. Plus il dure, plus il s’expose et plus il lui est difficile d’incarner le changement profond ». En tout cas, il se méfie de Ségolène Royal, « cette femme redoutable, copie parfaite de Fran9ois Mitterrand, les convictions en moins ». Il ne cache pas lui préférer, comme rival de Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn : « DSK a une stature, Ségolène a une posture ». Concurrente sérieuse ? « je ne pense pas qu’elle s’écroulera dans les sondages et je crois que ce ne sera pas facile. Elle saura avancer masquée jusqu’au bout ».

JJ Fouquet

Courrier Ouest 10/10/06

dominiqueniquenique

11 commentaires:

Kosmik a dit…

Le député des Deux-Sèvres aime à jouer le poil à gratter du gouvernement.

Thierry Breton est sorti de ses gonds. Le ministre des Finances a immédiatement fait savoir à son ami Brice Hortefeux que les déclarations de Dominique Paillé, réputé sarkozyste, contre le projet de fusion GDF-Suez, étaient «inacceptables». «C'est une entorse grave à la cohésion de la majorité», s'est-il répandu en demandant que Nicolas Sarkozy fasse rentrer dans le rang le député.

«Je n'ai reçu aucun coup de téléphone me demandant de me taire», rétorque, bravache, le député UMP des Deux-Sèvres. Même s'il jure n'obéir en rien à des instructions venues du QG de l'UMP, il prétend que ses positions contre la privatisation permettent d'«élargir la base de l'UMP et de prévenir les risques d'un CPE bis».

Kosmik a dit…

Le député des Deux-Sèvres aime à jouer le poil à gratter du gouvernement.

Thierry Breton est sorti de ses gonds. Le ministre des Finances a immédiatement fait savoir à son ami Brice Hortefeux que les déclarations de Dominique Paillé, réputé sarkozyste, contre le projet de fusion GDF-Suez, étaient «inacceptables». «C'est une entorse grave à la cohésion de la majorité», s'est-il répandu en demandant que Nicolas Sarkozy fasse rentrer dans le rang le député.

«Je n'ai reçu aucun coup de téléphone me demandant de me taire», rétorque, bravache, le député UMP des Deux-Sèvres. Même s'il jure n'obéir en rien à des instructions venues du QG de l'UMP, il prétend que ses positions contre la privatisation permettent d'«élargir la base de l'UMP et de prévenir les risques d'un CPE bis».

Kosmik a dit…

un bon mot, une formule. Jean-Pierre Raffarin, ancien président de la région Poitou-Charentes, et Dominique Paillé, député des Deux-Sèvres, rivalisent ainsi pour apporter des dossiers qui nourriront la critique de l'action de Ségolène Royal dans sa région. Mais les difficultés actuelles des socialistes ont calmé bon nombre de rancoeurs à droite.

Kosmik a dit…

Hyperactif à l'Assemblée, Dominique Paillé rédige des centaines de questions au gouvernement. Il relaie les soucis de ses électeurs. Et se démène en faveur de causes très variées. En 2004, ce féru de culture a rédigé un rapport favorable aux métiers artistiques.

Kosmik a dit…

Dominique Paillé, député UMP des Deux-Sèvres, " doute " qu'une majorité se dégage pour voter le projet de loi autorisant le rapprochement. Il prône des participations croisées avec baisse à 51 % de la part de l'État dans GDF.

Kosmik a dit…

M. Dominique Paillé attire l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées sur le déconventionnement des médecins spécialistes. Mécontents des tarifs qui encadrent leurs actes, un nombre très important de médecins spécialistes ont déjà décidé de pratiquer des honoraires libres ou envisagent de le faire. Or la fermeture presque totale du secteur à honoraires libres, d'une part, et la faiblesse des rémunérations prévues par le conventionnement, d'autre part, obligent ces médecins soit à multiplier leurs actes, diminuant ainsi le temps de consultation, soit à se contenter d'un revenu annuel faible au regard de leurs longues années d'études et du temps qu'ils consacrent à leurs patients. Le maintien de la situation actuelle est donc impossible car inéquitable. Elle est contraire à la reconnaissance légitime à laquelle ces professionnels de santé ont droit. Aussi, il lui demande de préciser ce que le Gouvernement envisage afin d'améliorer la situation de ces professionnels qui quotidiennement sont au service de tous nos concitoyens.

Kosmik a dit…

La candidate socialiste souhaite ramener la part du nucléaire dans l'approvisionnement énergétique de notre pays de 85% à 50% d'ici 2020.

Conséquences sur la production de gaz a effet de serre :
- 128 millions de tonnes de CO2 supplémentaires( 21 % de plus que l'objectif de Kyoto)
ou
- construction d'au moins 60 000 éoliennes supplémentaires !
- + construction de centrales au gaz !!! pour assurer un fonctionnement en continu.

Autres conséquences de ces propositions :

- Suppression de 21 réacteurs nucléaires = supression de 20.000 emplois directs
- L'explosion des tarifs : Le nucléaire coute 2 fois moins cher que l'eolien et 8 fois moins cher que le solaire.

Il va falloir en trouver beaucoup des affaires de RG pour masquer des absurdités pareilles !

Kosmik a dit…

Ségolène rejoindra-t-elle l'UMP ?

Tout fini bien par arriver un jour !

Face au "vide sidéral" des propositions de la candidate, il est necessaire de trouver des solutions. Ses dernières propositions vont dans ce sens, faute d'idées, il faut bien avouer que la meilleure méthode c'est de prendre celles des autres. Quand en plus ce sont de bonnes idées, il n'y a aucune raison de s'en priver.

Morceaux choisis des interventions de Ségolène ROYAL :

- prendre « du recul » avec les 35 heures : son « application uniforme et technocratique a créé des difficultés dans certaines entreprises et entraîné une dégradation des conditions de travail pour certains salariés

- La réduction de la dette est un « un objectif » : qui doit être « poursuivi sans relâche » selon elle. Pour cela, elle entend emprunter plusieurs voies : « traquer les gaspillages, réformer le fonctionnement de l'Etat » et réduire le train de vie de l’Etat.

- Retraites : elle reconnaît à certains quelques privilèges, citant l’exemple de la SNCF

Nous saluons tous la reprise de cs analyses de l'UMP et de Nicolas SARKOZY.

Courage ségolène, bientôt tu vas ouvrir les yeux et nous rejoindre

Kosmik a dit…

M. Nicolas SARKOZY , vous parliez des valeurs de la droite. Quelles sont-elles ?
Au premier rang, je mettrai la valeur travail dont l’oubli résume à mes yeux toute la crise morale française. Le travail a été délaissé par la droite et trahi par la gauche. Les socialistes ne parlent plus des travailleurs, c’est un signe. Je veux être le candidat du travail. C’est ma cohérence et le ciment de mon projet. La deuxième valeur, c’est le respect. L’erreur de mai 68, c’est d’avoir pensé faire le bonheur de l’élève en le considérant comme l’égal du maître. Or, si l’élève a vocation à dépasser le maître, il doit respecter son autorité. Enfin, il y a la valeur de responsabilité. Je considère qu’il n’existe pas de droit sans devoir en contrepartie. Je demande que nul ne puisse refuser plus de deux offres d’emploi qui correspondent à sa qualification. Je demande aussi qu’il n’y ait pas de minimum social sans une obligation d’activité en contrepartie.

Kosmik a dit…

On ne peut qu'être frappé que cette litanie de constats et ce catalogue de mesures n'expriment aucune politique d'ensemble susceptible de créer de la croissance et de l'emploi, donc du pouvoir d'achat", écrivent les porte-parole de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati et Xavier Bertrand, dans un communiqué.

Kosmik a dit…

On ne sait toujours pas où la candidate socialiste veut emmener notre pays dans les cinq années qui viennent. Quelle est sa vision des grands problèmes des Français, comme la question des retraites ou du travail ? Quelle est sa vision de la France ?